La Taverne des Chiens
« The Dogs' Tavern » est un portrait à la fois doux-amer, tendre et plein d'humour de la vie de quartier, des luttes sociales et de ce qui se passe lorsque la politique vient frapper à la porte du bar.
« La Taverne des Chiens » est un portrait à la fois doux-amer, tendre et plein d’humour de la vie de quartier, des luttes sociales et de ce qui se passe lorsque la politique vient frapper à la porte du bar. La compagnie Pecado Tarambana vous invite à prendre place au comptoir, là où tout (littéralement tout) peut arriver. La vie paisible d’Antonio, illustre propriétaire d’une taverne de quartier, est bouleversée lorsque des militants du Syndicat des locataires s’installent juste devant son bar pour empêcher une expulsion. Avec l’aide inestimable de Manolo, son meilleur client et le plus fidèle, Antonio s’attaquera aux principaux problèmes du pays et de sa propre existence, le tout depuis le modeste comptoir de sa taverne. La vie tranquille d’Antonio, l’illustre propriétaire d’une taverne de quartier, est bouleversée lorsque des militants du Syndicat des locataires s’installent juste devant son bar pour empêcher une expulsion. Avec l’aide inestimable de Manolo, son meilleur client et le plus fidèle, Antonio va affronter les principaux problèmes du pays et ceux de sa propre existence, le tout depuis le modeste comptoir de sa taverne. Hier, à la Sala Fènix, j’ai assisté à cette tragicomédie écrite par Miguel Peña Novo, dans laquelle il joue également aux côtés d’autres comédiens sous la mise en scène d’Axel Novo. Toute l’action se déroule dans une taverne de quartier traditionnelle où, ce matin-là, une manifestation avait été organisée juste devant l’établissement pour s’opposer à une expulsion prévue. Dans un langage familier et avec une bonne dose d’humour, on assiste à une conversation typique de comptoir où, comme souvent, personne n’est épargné pour dénoncer les problèmes actuels que nous traversons : la précarité de l’emploi, les expulsions, la gentrification, le tourisme, la pénurie de logements, etc. À plusieurs reprises, ils brisent le quatrième mur pour faire participer le public, ce qui donne lieu à des situations plutôt amusantes. Les interprétations sont excellentes, notamment celles des deux personnages principaux, Antonio et Manolo, même si le reste de la distribution est également très convaincant. Je pense qu’en plus de proposer une critique sociale – ce qu’elle fait assurément –, face à l’apathie ambiante, les auteurs ont voulu rendre hommage à cette « culture de quartier » en montrant que les bars et les tavernes sont des lieux propices aux rencontres et aux discussions. Hier, salle comble. Jusqu’au 20. Ça ne vous laissera pas indifférents. Les jeunes vont-ils au théâtre ? Faut-il monter des pièces « pour les jeunes » ? Comment les faire « se sentir impliqués » ? Les « jeunes » sont une préoccupation pour les lieux culturels. […]
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